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France, niveau bas à très bas pour 70% des nappes phréatiques

Au début de l’été, Plus des 2/3 des nappes phréatiques affichaient un niveau modérément bas à très bas. Seuls quelques rares secteurs présentaient des niveaux autour de la moyenne comme au sud du Bassin parisien et une partie de la région Occitanie.
La pluviométrie du printemps a été marquée par des passages pluvieux successifs qui ont épargné les rivages de la Méditerranée, la Corse ainsi que les régions le long des frontières du nord. Les conditions anticycloniques se sont ensuite installées sur l'Europe de l'Ouest et les précipitations ont été quasi-absentes sur notre pays, hormis quelques pluies orageuses. Le déficit, proche de 40% près des frontières du nord, a souvent atteint 60 à 80% sur le pourtour méditerranéen et la Corse.
L’évolution du niveau des nappes traduit une situation assez habituelle de bascule entre recharge hivernale et période estivale. Le déficit pluviométrique enregistré ces derniers mois sur une grande partie du territoire explique un taux de recharge déficitaire. Les premières pluies de l’automne 2016 qui avaient commencé à engendrer un premier épisode de recharge n’ont pas perduré et la situation ne s’est pas améliorée au cours de l’hiver. Au cours de ce printemps, les pluies ont été bénéfiques pour la végétation mais peu efficace pour assurer une recharge des nappes.

1/3 des nappes au plus bas
Le nombre de points en baisse (66%) a beaucoup augmenté au cours des deux derniers mois (18% fin mars 2017) et le nombre de points en hausse (10%) est désormais très réduit (il était de 66% fin mars 2017).
Sur l’ensemble du territoire, seuls 30% des points suivis présentent des niveaux autour de la moyenne. Ils sont modérément bas à très bas pour les 70% restants. Les pluies de la période de novembre à avril qui, habituellement, permettent d’assurer la recharge hivernale n’ont rempli que partiellement leur rôle de remplissage des nappes cette année. Dans le détail, concernant les niveaux, on note que 2% sont hauts ou très hauts, 8% modérément hauts, 20% autour de la moyenne, 37% modérément bas, 20% bas et 13% très bas.

Une situation contrastée
Pour la plus grande partie du territoire, les niveaux des nappes sont inférieurs à la normale. Quelques rares secteurs présentent cependant des niveaux moins déficitaires. Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en période de bascule entre recharge hivernale et période estivale, avec des niveaux autour de la moyenne, on peut citer les régions de Nîmes et Montpellier, la nappe de la craie de Bourgogne et du Gatinais au sud du Bassin parisien ou encore les nappes alluviales de Corse, sur la partie est de l’île.
À l’inverse, de nombreux secteurs présentent des situations moins favorables avec des niveaux bas, voire très bas, par rapport aux moyennes. C’est notamment le cas pour la nappe de la craie champenoise, toutes les nappes du bassin Adour-Garonne qui présentent des niveaux plus bas que la moyenne à cause d’une recharge hivernale réduite, les aquifères de la vallée du Rhône, ou encore la nappe des calcaires jurassiques de Lorraine.

Source : Bureau de Recherches Géologiques et Minières

Loïc Corroyer

 

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